Aller au contenu

Produits recommandés

Chocolat noir diabète : carrés de chocolat noir à fort pourcentage de cacao

Chocolat noir et diabète : ce que dit vraiment la science

Lecture : 10 min

Un carré de chocolat noir après le dîner, c'est un petit rituel auquel on tient. Alors quand le diabète entre dans la conversation, la question tombe vite : est-ce qu'il faut y renoncer ? Sur le sujet chocolat noir et diabète, on lit tout et son contraire, entre ceux qui l'interdisent et ceux qui en font un aliment miracle. La vérité est plus simple, et elle tient dans trois chiffres : le sucre, l'index glycémique et la portion. Si tu veux d'abord comprendre ce qu'il y a dans une tablette, commence par là.

On regarde ce que disent vraiment les données.

Ce qu'il faut retenir

  • Le chocolat n'est pas interdit en cas de diabète : la Fédération Française des Diabétiques le dit noir sur blanc, avec modération.
  • Plus le pourcentage de cacao monte, plus le sucre baisse : environ 18 g pour 100 g dans un noir à 70 % et plus, contre 50 g dans un chocolat au lait.
  • L'index glycémique du chocolat est bas, mais c'est surtout grâce à son gras, ce qui ne dit rien de sa teneur en sucre.
  • Sur l'étiquette, « sans sucres ajoutés » ne veut pas dire « sans sucres » : la ligne « dont sucres » fait foi.

Au sommaire

  1. Chocolat noir et diabète : ce qu'il y a vraiment dans un carré
  2. L'index glycémique du chocolat noir, expliqué simplement
  3. Noir, au lait, blanc : ce qui les sépare
  4. « Sans sucres ajoutés » : ce que dit vraiment l'étiquette
  5. Chocolat pour diabétique : les critères pour bien lire une tablette
  6. Ce qu'en disent les sources officielles

 

Chocolat noir diabète : sucres pour 100 g selon le type de chocolat

 

I. Chocolat noir et diabète : ce qu'il y a vraiment dans un carré

Première bonne nouvelle : le chocolat n'est pas un aliment interdit quand on vit avec un diabète. La Fédération Française des Diabétiques l'écrit elle-même : « contrairement aux idées reçues, le chocolat n'est pas incompatible avec le diabète ». Elle ajoute aussitôt la condition : le déguster avec modération, et plutôt en fin de repas que seul.

Pourquoi cette nuance ? Parce qu'un carré de chocolat, ce sont surtout trois choses : du cacao (sa pâte et son beurre), du sucre en quantité variable, et parfois du lait. C'est le sucre qui fait monter la glycémie, et sa part change du tout au tout d'une tablette à l'autre.

Le réflexe utile n'est donc pas de se demander « chocolat ou pas chocolat », mais « quel chocolat, et combien ». Et pour une personne diabétique, c'est son médecin ou son diététicien qui reste le bon interlocuteur pour adapter ces repères.

 

 

II. L'index glycémique du chocolat noir, expliqué simplement

L'index glycémique (IG) mesure la vitesse à laquelle un aliment fait monter la glycémie, comparée au glucose pur, fixé à 100. Plus il est bas, plus la montée est douce.

Le chocolat s'en sort plutôt bien. Les tables internationales donnent une moyenne de 40 pour le chocolat en général, et l'Université de Sydney, qui gère la base de référence mondiale de l'IG, situe le chocolat noir à 70 % de cacao entre 18 et 29, et le chocolat au lait entre 39 et 45.

a. Pourquoi le chocolat a un index glycémique bas

Imagine le sucre comme des voyageurs qui veulent passer une porte, et le gras comme une foule dense devant cette porte. Les voyageurs finissent par passer, mais au compte-gouttes. C'est exactement ce que fait le beurre de cacao : les graisses ralentissent la vidange de l'estomac, donc l'arrivée du sucre dans le sang. Une étude publiée dans le Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism a montré que des graisses consommées avant un repas glucidique ralentissent nettement la vidange gastrique et atténuent la montée de la glycémie.

b. Le piège : un IG bas ne veut pas dire peu de sucre

C'est le point que l'on oublie le plus souvent. L'Université de Sydney donne au chocolat blanc un IG d'environ 34, plus bas que celui du chocolat au lait. Pourtant, c'est le plus sucré de tous. Son IG est bas pour la même raison que celui du noir : il est très gras.

Autrement dit, l'IG dit à quelle vitesse le sucre arrive, pas combien il en arrive. Pour juger un chocolat, il faut donc regarder les deux : l'index glycémique et la teneur en sucres.

Le chiffre clé

Chocolat noir à 70 % de cacao : index glycémique de 18 à 29. Chocolat au lait : 39 à 45. Source : Université de Sydney, base internationale de l'index glycémique.

 

 

III. Noir, au lait, blanc : ce qui les sépare

Ce qui distingue ces trois chocolats, c'est d'abord la part de cacao, fixée par la réglementation européenne. Un chocolat doit contenir au moins 35 % de matière sèche de cacao, un chocolat au lait au moins 25 %, et un chocolat blanc au moins 20 % de beurre de cacao, sans pâte de cacao du tout. Pour le détail de chaque famille, notre article sur les différents types de chocolat fait le tour de la question.

Côté glycémie, ce qui compte, c'est que moins il y a de cacao, plus il reste de place pour le sucre. La table Ciqual de l'Anses le montre très clairement.

Chocolat Sucres pour 100 g Sucres dans un carré de 5 g
Noir, 70 % de cacao et plus 17,9 g environ 0,9 g
Noir, moins de 70 % de cacao 38,9 g environ 1,9 g
Au lait 49,5 g environ 2,5 g
Blanc 56 g environ 2,8 g

Source : table de composition nutritionnelle Ciqual, Anses. Valeurs moyennes ; chaque tablette a sa propre composition, indiquée sur son étiquette.

Le chocolat noir à fort pourcentage contient donc deux à trois fois moins de sucre qu'un chocolat au lait ou blanc. C'est la différence la plus concrète entre eux.

 

 

IV. « Sans sucres ajoutés » : ce que dit vraiment l'étiquette

Deux mentions se ressemblent, et elles ne disent pas du tout la même chose. Toutes deux sont encadrées par le règlement européen 1924/2006.

  • « Sans sucres » : le produit contient au maximum 0,5 g de sucres pour 100 g. Pour un chocolat, c'est presque impossible, puisque le cacao lui-même apporte un peu de sucres.
  • « Sans sucres ajoutés » : on n'a ajouté ni sucre ni ingrédient utilisé pour son pouvoir sucrant. Mais le produit peut contenir des sucres naturellement présents, et doit alors l'indiquer.

Un chocolat sans sucres ajoutés est donc généralement sucré avec un édulcorant ou un polyol. Ce qui ouvre une autre question : lequel, et avec quel effet sur la glycémie ? Nous l'avons détaillé dans notre guide pour choisir un édulcorant pour diabétique.

Retiens surtout ceci : la mention en façade ne remplace jamais le tableau nutritionnel. C'est la ligne « dont sucres » qui dit la vérité.

 

 

V. Chocolat pour diabétique : les critères pour bien lire une tablette

Il n'existe pas de « chocolat pour diabétique » au sens d'un produit qui soignerait ou ferait baisser la glycémie. En revanche, certains chocolats sont nettement plus raisonnables que d'autres, et quatre repères suffisent à les reconnaître.

a. Le pourcentage de cacao

C'est le premier filtre. À partir de 70 %, la part de sucre devient nettement plus faible. Au-delà, chaque point de cacao gagné prend la place d'un peu de sucre.

b. La ligne « dont sucres »

Elle se lit pour 100 g. C'est le seul chiffre qui permet de comparer deux tablettes entre elles, quelle que soit la promesse affichée en façade.

c. Le premier ingrédient de la liste

Les ingrédients sont classés du plus abondant au moins abondant. Si le sucre arrive en tête, c'est qu'il y en a plus que de cacao. Dans un chocolat noir de qualité, c'est la pâte de cacao qui ouvre la liste.

d. Le sucrant utilisé

Dans un chocolat sans sucres ajoutés, repère ce qui remplace le sucre. Certains polyols, comme le maltitol, font monter la glycémie plus que d'autres. Et au-delà de 10 % de polyols, l'étiquette doit porter la mention « une consommation excessive peut avoir des effets laxatifs » : c'est un repère utile pour doser sa portion.

C'est la grille que nous appliquons à nos chocolats noirs sans sucres ajoutés : une pâte de cacao en tête de liste, un sucrant végétal à la place du sucre, et une composition courte, lisible en quelques secondes.

 

 

VI. Ce qu'en disent les sources officielles

Les recommandations convergent, et elles sont plus nuancées que les titres de magazines.

  • La Fédération Française des Diabétiques rappelle que le chocolat n'est pas incompatible avec le diabète, conseille de ne pas dépasser deux carrés, de ne pas le consommer seul mais plutôt en fin de repas équilibré, et de bien lire l'étiquette.
  • L'Organisation mondiale de la santé recommande, pour tout le monde, de limiter les sucres libres à moins de 10 % de l'apport énergétique, et idéalement à moins de 5 %.
  • L'Anses fixe à 100 g par jour le maximum de sucres totaux, hors lactose et galactose, pour un adulte.

Le message commun : le chocolat noir peut avoir sa place, à condition de le choisir avec soin et de le compter dans l'ensemble de la journée. Et pour l'adapter à chaque situation, l'équipe soignante reste la référence.

 

 

Ce qu'il te reste à faire

Entre chocolat noir et diabète, il n'y a pas d'incompatibilité, il y a des choix à faire. Vise un pourcentage de cacao élevé, lis la ligne « dont sucres », vérifie le premier ingrédient et le sucrant utilisé, et garde la portion modeste, de préférence en fin de repas. En cas de diabète, c'est avec son médecin ou son diététicien qu'on ajuste ces repères.

Et si tu veux un carré qui coche déjà ces critères, découvre nos chocolats sans sucres ajoutés.

 

 

Les questions que tu te poses encore

Le chocolat noir est-il compatible avec le diabète ?

Oui, selon la Fédération Française des Diabétiques, qui rappelle que « le chocolat n'est pas incompatible avec le diabète ». Elle recommande de le déguster avec modération, de préférence en fin de repas plutôt que seul, et de bien lire l'étiquette. Pour une personne diabétique, c'est son médecin ou son diététicien qui adapte ces repères à son traitement.

Est-ce qu'il y a beaucoup de sucre dans le chocolat noir ?

Tout dépend du pourcentage de cacao. D'après la table Ciqual de l'Anses, un chocolat noir à 70 % de cacao et plus contient en moyenne 17,9 g de sucres pour 100 g, soit environ 0,9 g par carré de 5 g. En dessous de 70 %, la moyenne monte à 38,9 g pour 100 g, plus du double.

Quel chocolat noir contient le moins de sucre ?

Plus le pourcentage de cacao est élevé, moins il reste de place pour le sucre : un 85 % en contient moins qu'un 70 %, et un 100 % presque plus du tout. Les chocolats sans sucres ajoutés, sucrés avec un édulcorant ou un polyol, descendent aussi très bas. Dans tous les cas, c'est la ligne « dont sucres » du tableau nutritionnel qui permet de comparer.

Quelle quantité de chocolat noir par jour ?

Il n'existe pas de dose officielle pour le chocolat. Pour les personnes diabétiques, la Fédération Française des Diabétiques conseille de ne pas dépasser deux carrés. Pour tout le monde, le repère utile est celui des sucres : l'OMS recommande de limiter les sucres libres à moins de 10 % de l'apport énergétique de la journée, et le chocolat compte dans ce total.

Peut-on manger du chocolat noir tous les jours ?

Oui, un ou deux carrés de chocolat noir à fort pourcentage peuvent trouver leur place dans une alimentation équilibrée, à condition de les compter dans les sucres de la journée. Le moment idéal est la fin d'un repas, quand les autres aliments ralentissent encore l'arrivée du sucre. En cas de diabète, la fréquence se décide avec son équipe soignante.

 

 

Sources

  • Fédération Française des Diabétiques, « Diabète et chocolat : se faire plaisir avec modération ». Lire la fiche
  • Atkinson F.S. et al., « International Tables of Glycemic Index and Glycemic Load Values: 2008 », Diabetes Care, 2008. Lire l'étude
  • Université de Sydney, Glycemic Index Foundation, guide d'achat de l'index glycémique. Consulter
  • Gentilcore D. et al., « Effects of fat on gastric emptying of and the glycemic, insulin, and incretin responses to a carbohydrate meal », J Clin Endocrinol Metab, 2006. Lire l'étude
  • Anses, table de composition nutritionnelle des aliments Ciqual.
  • Directive 2000/36/CE relative aux produits de cacao et de chocolat. Consulter
  • Règlement (CE) n° 1924/2006, annexe sur les allégations nutritionnelles. Consulter
  • OMS, recommandation sur l'apport en sucres (2015). Lire le communiqué
  • Anses, « Sucres dans l'alimentation ». Lire l'avis

 

Article rédigé et certifié par Gaby Baillargeaux, ingénieure nutrition santé et fondatrice de Charlidéliss. Les informations présentées s'appuient sur des publications scientifiques et sur la réglementation européenne des allégations de santé. Elles ne remplacent pas l'avis d'un professionnel de santé.

Votre panier

Votre panier est actuellement vide

Vous aimerez peut-être...